Les Bilans nutritionnels

Le bilan nutritionnel, un investissement santé accessible… Faire un bilan nutritionnel est conseillé chez tous les individus qui accordent de la valeur à leur santé. N’oubliez jamais que vous pouvez être heureux de votre élan professionnel, de votre salaire, de vos biens mais la santé ne s’achète pas !!!! Enfants, adolescents, adultes, femme ayant le désir de faire un enfant, seniors,… tous trouveront de l’intérêt dans les informations trouvées dans leur bilan. Le patient gagne à tous les coups : soit son bilan est optimal et cela veut dire qu’il s’alimente très bien : ne rien changer ! Soit des anomalies sont mises en évidence et pourraient compromettre la santé. Corriger ces anomalies permettra alors de réduire le risque de perdre la forme ou d’être malade.

Qu’est-ce qu’un bilan nutritionnel ?

Il s’agit d’une analyse de sang approfondie ainsi qu’une analyse d’urines. Le bilan nutritionnel analyse les paramètres nutritionnels les plus importants pour la santé et qui sont les plus souvent altérés dans notre population.

1-Profil des Acides Gras
2-Homocystéine
3-Indicateurs de Stress Oxydant
4-Vitamines, minéraux et oligo-éléments
5-IgG alimentaires
6-Analyse des neurotransmetteurs (molécules de base pour la formation de nos hormones de bien être)

Pourquoi faire un bilan nutritionnel ?

Parce que la santé est un bien précieux et qu’il est prouvé aujourd’hui que l’alimentation est un facteur prépondérant de celle-ci. « QUE TON ALIMENT SOIT TA PREMIERE MEDECINE » déclarait, au 4ème siècle av. J.-C., Hippocrate, le père de la médecine occidentale.

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1-Profil des Acides Gras

Notre corps est composé de milliards de cellules. Toutes ces cellules sont délimitées par une membrane composée de différents types de graisses. S'il existe un déséquilibre entre ces différents types de graisse, la membrane devient rigide et les informations passeront difficilement d'une cellule à une autre. Le profil des acides gras nous renseigne sur le fonctionnement de base de notre organisme.

- Saturés
- Mono-insaturés
- Trans - Poly-insaturés Oméga – 3
- Poly-insaturés Oméga – 6

Les graisses ne constituent pas uniquement les réserves d’énergie de l’organisme. Elles jouent un rôle prépondérant pour notre santé. Les acides gras polyinsaturés par exemple, contrôlent l’inflammation, l’immunité, la coagulation sanguine…

Les acides gras omégas-3 et 6 sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Les omégas-6 en excès sont pro inflammatoires (= les omégas de la « guerre »).

Les acides gras omégas-3 sont très bénéfiques, ils assouplissent notre membrane cérébrale (1 cerveau= 25.000m² de parois). Ils sont bénéfiques contre la fatigue, les dépressions, la concentration, la mémoire, les douleurs articulaires etc… ils sont anti-inflammatoires (ce sont les omégas de la « paix »).

Alors imaginez-vous un instant si nos enfants sont si fatigués ou hyperactifs pourquoi ne pas analyser la composition de ses 25.000m² ?

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2-Homocysteïne

L’homocystéine est un indicateur fonctionnel d’un type de réaction indispensable à notre vie : les réactions de méthylation. C’est un déchet de l’organisme, nocif quand il s’accumule dans le foie.

Ces réactions interviennent dans le contrôle de l’activité de nos gènes, dans de nombreuses voies de détoxication, dans la synthèse de la mélatonine (hormone nécessaire à la qualité du sommeil), carnitine, ADN, etc….

L’homocystéine est un métabolite intermédiaire qui s’accumule lors de carence en vitamine B9 et en moindre mesure B6, B12.

L’hyperhomocystéinémie est toxique pour les cellules endothéliales et les neurones, et est associée à un risque augmenté de maladies cardio-vasculaires, de dépression, de fausses couches à répétitions, troubles endocriniens, cancers.

C’est un indicateur fiable du statut en nutriments qui peut prédire le risque de nombreuses maladies. Ne citons que l’exemple de l’adolescent ayant un taux d’homocystéine élevé (par ex 15). Ceci explique un foie surchargé avec pour conséquences un enfant fatigué ayant des troubles de la concentration.

De même, il a été prouvé qu’un taux d’homocystéine correct régule le sommeil. Ne vaut-il pas mieux contrôler son taux d’homocystéine que d’ingérer des somnifères ?

Voici un schéma qui montre les impacts de l’homocystéine sur la santé.

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3-Indicateurs de Stress Oxydant

- 8-Hydroxyguanosine Urinaire
- Anticorps anti-LDL oxydés

Le stress oxydant représente l’agression moléculaire la plus dangereuse pour nos cellules. Les radicaux libres s’attaquent à toutes nos molécules : protéines, acides gras, ADN, …

Le stress oxydant est considéré comme l’artisan majeur du vieillissement prématuré et des maladies dégénératives,…

C’est l’oxydation des LDL qui constitue le premier événement moléculaire initiant le processus de la dégénérescence athéromateuse des vaisseaux sanguins. Trop souvent, on a un dosage sanguin du LDL-cholestérol, or ce sont les anticorps LDL oxydés qui sont importants !!

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4-Vitamines, minéraux et oligo-éléments

Le cuivre :

L'excès et la carence en cuivre entraînent un stress oxydant. L'excès en cuivre favorise l'angiogenèse, processus clé pour l'inflammation et le développement des cancers. La plupart des femmes prenant la pilule contraceptive augmentent leur taux de cuivre sanguin.

Il active le métabolisme, protège l'organisme des infections et possède des propriétés anti-inflammatoires. Sa carence se signale par de la fatigue, de l'essoufflement mais attention, les symptômes de l'excès de cuivre sont exactement les mêmes.

L'eau du robinet, le foie, les crustacés, le blé, les légumes verts sont les principales sources alimentaires du cuivre. La pilule contraceptive et le traitement hormonal substitutif augmentent les réserves, ainsi que la consommation de viandes rouges et de boissons alcoolisées.

Le zinc :

L'excès et la carence en zinc altèrent de manière majeure le système immunitaire. Le zinc est le cofacteur de plus de 300 réactions biochimiques de notre organisme. Il intervient également au niveau de la croissance des enfants, chute de cheveux, détoxification hépatique (foie), immunité (c/ rhumes, angines, …) etc.,… On estime que 95% de la population présente une déficience en Zinc. On pourrait diminuer la prise d'antibiotiques en contrôlant le taux sanguin. S'il y a déficit, une prise de 3 à 6 mois suffit à remonter l'immunité et donc diminuera fortement la fréquence et la durée des infections.

Le zinc joue également un rôle important pour la fertilité. Chez l'homme, il est important pour la qualité du sperme et chez la femme, il joue un rôle important pour la nidation de l'œuf dans l'utérus.

On trouve du zinc dans la plupart des aliments animaux et végétaux, mais les meilleures sources sont des aliments protéiques comme la viande, le poisson et les fruits de mer et les œufs. Dans les pays en développement où peu de gens consomment ces aliments ou encore pour les végétariens, le zinc est apporté par les céréales et les légumineuses.

Sélénium :

Comme la plupart des oligo-éléments, le sélénium joue un rôle clé dans l'ensemble de l'organisme. Sur le plan intracellulaire, il a un effet antioxydant, car il permet à l'organisme de produire la glutathion peroxydase. Cette enzyme travaille de concert avec la vitamine E pour protéger les membranes cellulaires contre l'oxydation provoquée par les radicaux libres. En excès, ces derniers entraînent un vieillissement précoce et contribuent à l'apparition de certains types de cancers, de maladies cardiovasculaires ainsi qu'à la formation des cataractes. Le sélénium joue également un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire et de la glande thyroïde. Ne prenez jamais de sélénium de votre propre initiative sans en connaître votre taux sanguin car l'excès est tout aussi nocif que la carence.

La teneur en sélénium des grains et des légumes dépend directement de la teneur en cet oligo-élément dans les sols où ils sont cultivés. De même, la teneur des aliments de source animale dépend de celle des rations alimentaires des animaux.

La championne toutes catégories en matière de sélénium est la noix du Brésil : une seule noix fournit l'apport quotidien recommandé et quatre noix fournissent une dose thérapeutique en matière de prévention du cancer. De plus, cette noix contient une bonne quantité de vitamine E dont l'activité antioxydante s'ajoute à celle du sélénium. Il est recommandé de consommer, de préférence, les noix qui ont conservé leur peau brune, afin de limiter le risque de rancissement associé à leur haute teneur en lipides : il vaut mieux les écaler soi-même ou les acheter en petites quantités dans un magasin où le roulement des stocks est rapide. On peut les conserver au congélateur. Les produits animaux et les céréales complètes sont de bonnes sources de sélénium lorsqu'ils sont produits dans des régions dont le sol est riche en ce minéral. Les poissons et les fruits de mer contiennent également de bonnes quantités de sélénium.

La coenzyme Q10

Proche parente de la vitamine K par sa structure chimique, la coenzyme Q10 (CoQ10) est aussi un antioxydant, c'est-à-dire qu'elle protège l'organisme des dommages causés par les radicaux libres (stress oxydatif). Cette coenzyme, qui agit comme une vitamine dans l'organisme, active la production d'énergie sur le plan cellulaire. Tous les processus physiologiques qui exigent une dépense énergétique ont besoin de CoQ10. Elle est d'ailleurs présente dans tout l'organisme, notamment dans le cœur, dans les muqueuses des gencives et de l'estomac, dans les tissus de tous les organes qui jouent un rôle dans le système immunitaire, dans le foie, les reins et la prostate. D'où son autre nom d'« ubiquinone » (qui a la même étymologie que le mot « ubiquité », qui veut dire « omniprésence »).

Comme l'organisme est capable de synthétiser la CoQ10 en fonction de ses besoins, on ne la considère pas comme un nutriment essentiel. On a cependant observé qu'avec l'âge, l'organisme en produit de moins en moins. De plus, on a également constaté que les personnes souffrant de certaines maladies (cancer, parodontopathie, hypertension artérielle, troubles cardiaques ou cardiovasculaires, maladies musculaires ou neuromusculaires, infections virales ou microbiennes, etc.) présentent généralement de faibles taux de CoQ10. Les personnes prenant des statines (médicament contre le cholestérol) bloquent la production de la coenzyme Q10 par l'organisme.

En théorie, l'organisme est en mesure de synthétiser la CoQ10 dont il a besoin et, par conséquent, les apports alimentaires en cette substance représentent une infime proportion des quantités de CoQ10 qui se trouvent dans l'organisme. Les organes d'animaux (notamment les abats) sont une source de CoQ10. On en trouve également, en moindre proportion, dans les céréales complètes, les noix et les noisettes, les sardines, les épinards, les huiles végétales, les algues, le sésame et les légumineuses.

Le fer

La carence en fer est la pathologie la plus fréquente au monde, elle concerne plus d'un milliard d'individus ! Il était une fois le fer ...Cela vous intéresse ?

Voyage au pays du fer...

Le fer est très présent dans la croûte terrestre, l'être humain en contient en moyenne 3 à 4gr. Il est surtout présent dans l'hémoglobine (pigment rouge des globules rouges) qui sert à transporter l'oxygène. On le trouve dans la plupart des aliments ; végétaux verts, viandes, crustacés, mais les produits laitiers en sont dépourvus.

Le régime alimentaire devrait apporter en moyenne 10 à 20 mg de fer par jour. On distingue deux formes de fer ; le fer d'origine animale (fer héminique) que l'on retrouve dans la viande, le poisson…celui-ci est très bien assimilé (40% d'absorption) et le fer d'origine végétale(=fer non héminique), abondant (légumes, céréales,…) mais mal absorbé (seulement 2 à 10% et nécessitant un milieu acide pour être absorbé). C'est là que s'arrête la légende de Popeye et sa boîte d'épinards ...

Vous aurez compris que les personnes qui prennent des médicaments contre l'acidité gastrique n'absorberont pratiquement pas ce fer végétal. Le fer est inégalement réparti dans les aliments et absorbé de manière très différente selon l'aliment qui le fournit et les combinaisons d'aliments au cours d'un même repas.

L'absorption du fer d'origine végétale peut cependant être améliorée, en associant au cours d'un même repas ses légumes à de la viande ou du poisson (ce qui ne devrait pas poser de problèmes), en ajoutant abondamment sur les légumes et le poisson du persil et en arrosant le poisson ou les légumes de citron.

C'est pourquoi, il est intéressant au petit déjeuner de consommer des céréales complètes ou du pain complet (plus riche en fer que les produits raffinés) avec un fruit.

Une seule orange suffit à tripler l'absorption de fer des végétaux !

Par contre, l'absorption de fer peut être freinée par les tanins contenus dans le vin, la bière, et surtout le thé et le café.

Il suffit d'une tasse de thé pour annuler la recette en fer du petit déjeuner. Les phytates contenus dans le son de blé, le pain et les céréales complets freinent aussi cette absorption.

Fort heureusement, la vitamine C annule ces pertes d'absorption, comme vu ci-dessus.

La carence en fer, connue de tous et toutes nous fait penser à : « anémie», fatigue. Mais cela va bien plus loin que cela !!!!

Comment puis-je savoir si j'ai trop peu de fer ? La ferritine (dosée dans le sang) est le meilleur marqueur de carence en fer (inférieure à 50 ng) à condition qu'il n'y ait pas de syndrome inflammatoire (la ferritine sera faussement élevée au delà des valeurs maximales). Le fer circulant devrait être aux alentours de 100 ng (taux optimalisé).

Donc, si votre ferritine est inférieure à 50ng, et/ou que votre fer circulant est en dessous des 100ng, quelles en sont les conséquences?

1° moins d'oxygène transporté par nos globules rouges, donc fatigue.
2° détoxification hépatique (le foie détoxifie les déchets du corps) nettement moins efficace, donc fatigue profonde, migraines, myalgies (=douleurs musculaires), hypersensibilité au café, à l'alcool, troubles du sommeil, faible résistance au stress etc...
3° hyperlipidémie et lipogenèse : le patient augmente sa masse graisseuse beaucoup plus vite !
4° troubles dépressifs, troubles du comportement, troubles cognitifs (= de la mémoire) fréquents.
5°Chez l'enfant : troubles de l'attention (il sera souvent distrait)
6° troubles du sommeil.
7° risques accrus de thrombose.
8° oxydation du corps (la carence et l'excès de fer provoque une oxydation), mécanisme le plus dangereux pour le vieillissement cellulaire !!!!
9° prolifération des virus : on est plus vite malade.

Si vous avez un excès de fer (ferritine élevée en dehors de l'inflammation), conséquences :

1° oxydation du corps avec vieillissement accéléré ! Extrêmement dangereux !!!!!

2° stimulation de la croissance et développement des cellules tumorales (cancer)

3° hémochromatose : maladie génétique récessive, due à une absorption excessive de fer alimentaire mène à la destruction progressive du foie (endroit de stockage du fer) qui mène à la cirrhose.

Normalement la quantité de fer nécessaire dans un corps s'autorégule par absorption intestinale mais faut-il encore que l'intégrité de votre muqueuse intestinale soit correcte !! Donc si vous n'absorbez pas le fer, faites vérifier l'état de la muqueuse intestinale (prise de sang dirigée : dépistage du leaky gut syndrome). Nous parlerons prochainement de son intérêt capital pour une santé optimale ! Sans absorption correcte, pas de bonne santé !!!

Et comment perdons-nous du fer ?

Le fer est pratiquement un des seuls oligo-élément qui a un stock. Quel malheur pour les hommes ! C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle les femmes vivent plus longtemps car avec les pertes menstruelles (= règles) cela les protègent contre l'excès de fer. Rappelez-vous, l'oxydation (due entre autre à l'excès de fer) est la réaction la plus dangereuse pour le corps (vieillissement +++). Les autres pertes de fer peuvent également être dues à : opérations chirurgicales, hémorroïdes, dons de sang, grossesse etc.....

La carence en fer n'est pas une maladie mais un symptôme !!! On peut y remédier, pensez-y !

Voici une liste d'aliments contenant un apport intéressant de fer :

Aliments Quantité de fer (en mg / 100g)
Foie de porc 22
Foie de veau 7
Langue de bœuf 3
Rognon de porc 10
Viande de bœuf 3
Viande de cheval 4.8
Boudin noir cuit 22
Anchois 4.9
Escargot 3.5
Huître 5.8
Sardine 1.2
Saumon 1.0
Truite 1.5
Moule 6.9
Œuf dur 2
Cacao en poudre 15
Chocolat fondant 2
Pain complet 2.4
Pétales de blé complet 6
Brocoli 1.5
Aliments Quantité de fer (en mg / 100g)
Champignon 1
Cresson de fontaine 3.1
Epinard 1.2
Fenouil 2.7
Haricot blanc sec 5
Haricot rouge sec 6.1
Lentille cuite 2.4
Persil 10
Pourpier 3
Abricot sec 4
Datte sèche 1.5
Figue sèche 3.3
Groseille rouge 1
Mûre 1
Prune sèche 2.9
Graine de tournesol 7
Noisette 4
Noix 3
Pistache 7.3
Algue marine 36.6
 

Remarque : Comme vous pourrez le constater, dans la liste, les abats sont une bonne source de fer, cependant leur consommation est à limiter. Vu la pollution actuelle, ceux-ci peuvent contenir de forte quantité d'hormones, d'antibiotiques et de plomb (non éliminé par l'organisme, celui-ci s'accumule donc au cours de notre vie). Les abats ne sont donc pas une source de fer à privilégier, même si on souffre d'anémie !! N'oubliez pas que vous ne pouvez pas calculer l'apport en fer contenu dans les aliments comme net, il faut tenir compte de l'indice d'absorption.

Les besoins en fer :

- Le nourrisson a déjà besoin, la première année de sa vie, de 8 mg de fer par jour.

- Les besoins d'un homme adulte ou d'une personne âgée sont de 10 mg.

- Ces besoins s'accroissent pour atteindre 15 mg par jour chez l'adolescent et culminent à 20-30 mg par jour pour la femme enceinte ou allaitante, ou pour toute femme présentant des règles abondantes.

La vitamine D

À la fois vitamine et pro-hormone, la vitamine D (ou calciférol) est vitale pour la santé des os et des dents, car elle joue un rôle essentiel dans le métabolisme du calcium dans l'organisme.

Elle régularise le taux de calcium sanguin en améliorant l'absorption intestinale de ce minéral tout en minimisant son élimination par l'urine. Elle participe aussi à la déposition et au retrait de calcium des os selon les besoins de l'organisme. « Calciférol », un des autres noms de la vitamine D vient du latin et signifie d'ailleurs « qui porte le calcium ».

La vitamine D comprend en fait un ensemble de substances liposolubles (solubles dans un corps gras) qu'on nomme parfois provitamines D : ergocalciférol (D2 – forme végétale), cholécalciférol (D3 – forme animale), etc.

En pratique, l'organisme les transforme en partie en calcitriol (sous forme hormonale), le composé qui engendre la majorité des effets bénéfiques. L'organisme peut en outre synthétiser directement la vitamine D par la peau, ce qui explique pourquoi on ne peut la considérer strictement ou purement comme une vitamine. Sous l'effet des rayons ultraviolets du soleil, il produit le cholécalciférol qui sera transporté et métabolisé au foie en 25-hydroxycholécalciférol, puis au rein où il prendra sa forme active de 1,25 dihydroxycholecalciférol. Pour cette raison, on l'a souvent nommée la « vitamine soleil ».

On l'a aussi appelée « vitamine antirachitique » parce que ce trouble de la croissance est causé par une carence en calciférol.

Prévention de l'ostéoporose.

Plusieurs synthèses des recherches attestent de l'efficacité de l'association vitamine D/calcium pour prévenir l'ostéoporose et ralentir sa progression chez les personnes de plus de 50 ans, notamment les femmes postménopausées. Cela se manifeste par une augmentation de la densité minérale de l'os, souvent accompagnée d'une diminution du risque de fracture. Des études ont clairement démontré que, pour être efficace, la supplémentation en calcium devait être accompagnée de vitamine D.

Prévention du cancer.

Plusieurs études in vitro et in vivo révèlent que le calciférol peut inhiber la croissance des cellules malignes du cancer du côlon. En plus de contribuer à la formation et au renouvellement permanent de la structure osseuse, il semble que la forme active de la vitamine D incite directement les cellules cancéreuses à se spécialiser dans une fonction spécifique au service de l'organisme (la « différenciation cellulaire »), plutôt que de se multiplier de manière chaotique. Le calciférol jouerait ainsi un rôle de « rééducation » auprès des cellules cancéreuses.

La vitamine D est aussi antiangiogénique, c'est-à-dire qu'elle arrête le développement des vaisseaux de la tumeur (qui s'étouffe et donc meurt). Elle possède également le rôle de puissant anti-inflammatoire et « désimmortalise » les cellules cancéreuses (en effet, les cellules cancéreuses sont immortelles mais la vitamine D les rend mortelles, donc leur survie est limitée dans le temps.

Dernière étude réalisée (juillet 2009) visant à mesurer l'impact de la vitamine D en prévention de cancer. Il apparaît qu'en maintenant des niveaux de 40 à 60 ng/mL (100-150 mmol/L) on pourrait éviter chaque année l'apparition de 49.000 cas de nouveaux cancer colo-rectaux et de 58.000 cas de cancer du sein)

Vitamin D for Cancer Prevention: Global Perspective

Cedric F. Garland, Dr PH, FACE, Edward D. Gorham, MPH, PhD, Sharif B. Mohr, MPHab, Frank C. Garland, PhD

Ann Epidemiol. 2009 Jul ;19(7) :468-83

Purpose :

Higher serum levels of the main circulating form of vitamin D, 25-hydroxyvitamin D (25(OH)D), are associated with substantially lower incidence rates of colon, breast, ovarian, renal, pancreatic, aggressive prostate and other cancers.

Methods :

Epidemiological findings combined with newly discovered mechanisms suggest a new model of cancer etiology that accounts for these actions of 25(OH)D and calcium. Its seven phases are disjunction, initiation, natural selection, overgrowth, metastasis, involution, and transition (abbreviated DINOMIT). Vitamin D metabolites prevent disjunction of cells and are beneficial in other phases.

Results/Conclusions :

It is projected that raising the minimum year-around serum 25(OH)D level to 40 to 60 ng/mL (100–150 nmol/L) would prevent approximately 58,000 new cases of breast cancer and 49,000 new cases of colorectal cancer each year, and three fourths of deaths from these diseases in the United States and Canada, based on observational studies combined with a randomized trial. Such intakes also are expected to reduce case-fatality rates of patients who have breast, colorectal, or prostate cancer by half. There are no unreasonable risks from intake of 2000 IU per day of vitamin D3, or from a population serum 25(OH)D level of 40 to 60 ng/mL. The time has arrived for nationally coordinated action to substantially increase intake of vitamin D and calcium.

Les sources alimentaires de vitamine D :

Aliments Portions Vitamine D
Saumon, grillé ou poché  100 g  15-26 µg 
Thon, rouge, grillé (attention, le thon est un poisson riche en mercure !!!)     
Huître, crue ou cuite à la vapeur     
Hareng de l'Atlantique, mariné  100 g  23 µg
Champignons shiitakes, séchés Saumon, fumé 100 g  8 µg à 20 µg
Truite, grillée  100 g  17 µg 
Anguille, grillée   10 champ. (35g)  15 µg 
Doré, grillé  100 g   10 µg 
Flétan, atlantique ou pacifique, grillé  100 g   5 µg à 7 µg 
Hareng de l'Atlantique, légèrement fumé et salé  100 g   6 µg 
Oeuf, jaune seulement, cru 100 g   5 µg 
Brochet, grillé     
Lait de vache, 0 à 3% MG     5 µg 
Boisson de soya, enrichie       
Boisson de riz, enrichie  100 g  5 µg 
Plie ou sole, grillée  100 g  4 µg 
Sardines  100 g  3 µg 
Foie de boeuf  250 ml  1 µg à 3 µg  
Fromage suisse (emmental)  250 ml  2 µg
  250 ml  2 µg
  100 g  2 µg
  100 g   2 µg
  100 g  1 µg
  50 g 1 µg
 

Soleil et vitamine D :

On estime que l'exposition au soleil peut procurer de 80 à 90 % de la vitamine D requise. Un bain de soleil intégral (le corps à nu) peut procurer jusqu'à 250 µg (10 000 UI). Une simple exposition (sans écran solaire) des mains, des avant-bras et du visage pendant 10 à 15 minutes entre 11 h et 14 h, à raison de deux ou trois fois par semaine, suffirait à assurer un apport adéquat à un adulte en bonne santé. De cette façon, d'avril à octobre environ, l'organisme pourrait synthétiser et stocker assez de vitamine D pour ses besoins hivernaux, à condition qu'on lui fournisse en tout temps suffisamment d'aliments riches en vitamine D. À noter que les personnes à la peau foncée, celles qui s'exposent avant 11 h ou après 14 h et celles qui habitent sous des latitudes nordiques doivent s'exposer plus longtemps pour obtenir un apport adéquat en vitamine D.

Note. Compte tenu du fait que l'exposition prolongée aux rayons solaires peut entraîner le cancer de la peau, les experts recommandent l'emploi d'écrans solaires avec un indice de protection solaire dès que l'on s'expose durant plus de 20 minutes .

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5-IgG alimentaires

La présence d’IgG dirigés contre des antigènes alimentaires est la démonstration d’une part de la digestion incomplète de l’antigène et d’autres part de l’inefficacité de la fonction de barrière intestinale. Ces anticorps peuvent être impliqués dans les réactions pathologiques de type hypersensibilité de types 2 et 4, bases de certaines maladies auto-immunes et d’allergies.

Nous analyserons essentiellement les IgG spécifiques au gluten, produits laitiers, œufs et froment. Si une intolérance était décelée, cela pourrait expliquer des douleurs intestinales, ballonnements, etc.…, il faudrait également se poser la question d’une éventuelle perméabilité intestinale… (voir chapître manger et ne pas se faire manger où l’on parle de leaky gut syndrome)

Les bilans nutritionnels sont réalisés à jeun + urines (avec ou sans RDV au laboratoire). Faire un bilan est essentiel si on se soucie de sa santé. Ils fournissent beaucoup de renseignements sur l’état de la santé, ce qu’il faut faire pour l’améliorer ou ce qu’il faut continuer à faire pour la conserver …

N’hésitez pas à en parler au médecin si vous aviez d’autres questions à ce sujet.

 

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6-Analyse des neurotransmetteurs molécules de base pour la formation de nos hormones de bien être)

Les troubles du comportement, de l’humeur, les troubles de la mémoire et les états dépressifs aussi bien chez l’adulte, l’enfant ou la personne âgée peuvent en grande partie être prévenus voire, résolus par une alimentation personnalisée et adaptée. Notre capital émotionnel est le bien le plus précieux pour une qualité de vie optimale.

Le bien être physique et mental par un fonctionnement optimal des neurones et du cerveau. Les trois principaux neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur, le comportement et la fonction cognitive sont la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Un dérèglement de production de ces substances peut provoquer des symptômes tels que : fatigue généralisée, agressivité, pulsions alimentaires, stress, problèmes de mémoire ou de concentration etc…

Un dosage précis de ces hormones permet de voir quel serait le dérèglement et de donner les conseils judicieux afin d’améliorer le statut.

Les bilans nutritionnels se font au laboratoire ou on vous prélèvera les échantillons de sang. Une analyse d'urine est également prévue. Pour cela vous pouvez soit venir avec votre prélèvement directement au laboratoire si et seulement si votre rendez-vous est avant 12h, soit venir rapporter le prélèvement d'urines le lendemain.

Comment procéder ?

Modalités de prélèvement pour les neurotransmetteurs

Récolter les urines de la nuit durant 12h.

Exemple :

Si vous vous levez le matin à 7h, vous commencerez à 19h00. A 19h, allez vider votre vessie aux toilettes. Ensuite, récoltez toutes les urines suivantes dans une grande bouteille, la première urine du matin y compris. Gardez cette bouteille au frais et ramenez-là lors de votre rendez-vous . Faire un bilan est essentiel si on se soucie de sa santé. Ils fournissent beaucoup de renseignements sur l'état de la santé, ce qu'il faut faire pour l'améliorer ou ce qu'il faut continuer à faire pour la conserver …

Pour plus d’information vous pouvez consulter le document ci-joint.

Consulter le document

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